I

 

Entre deux est

L'illusion d'être

Entre soi.

S'il devient trois (l'espace d'oublier)

Il dit que sans toi, le vide entre.

 

 

 

II

 

Comme une ombre errante

Dans les rues sombres
Oscillante...

L'un précède la conscience du deux.

 

 III

 

Cœur vaillant dedans

D'un autre bord s'étire.

Qui dont tire

Quand je dors,

Le cœur amène ?

 

 

 IV

 

L'espace d'entrer

Dans la moitié d'ici...

Et là,

Chercher l'aléa.

V

 

A quadriller ainsi l'espace,

Une jambe interrompt l'autre.

"Pas d'arrière".

 

Avant-deux fait un pas de côté.

Soudain, la jambe se lève,

Droite, à hauteur du dessus.

 

Plutôt que battre le temps en deux,

Elle choisit de chasser croisé...

Côte à côte.

  VI

 

L'élu prend la peine de dire "Oui".

Qu'importe l'aspérité.

Moteur, il interroge :

"Et si ?..."

 

 

 

 VII

 

Le souffle court,

Rien n'arrête l'inspire...

Jusqu'au net.

 

 

  VIII

 

Chaque pas,
Réel, imaginaire,

Donne une lueur.

L'avenir se répète.

"Bis aux branches".

"Ter" au sol.

 

 

 

 

  IX

 

Regard d'aigle qui

D'une hauteur,

Voit l'âpre s'étioler.

Lointain souvenir

Du chemin avant les ailes...

Victorieux, enfin.